Modalités d’accueil

l'offre de service et son organisation

Cinq groupes de vie et un service de Placement à Domicile (PAD)

Frères et sœurs sont accueillis en priorité ensembles afin de sauvegarder les liens familiaux et favoriser les relations des parents avec leurs enfants.

Depuis la fin de l’été 2023, nous disposons de 58 places d’internat et de 21 places de PAD pour des mineurs âgés entre 3 et 18 ans. Cette habilitation diffère de la précédente qui nous octroyait 68 places d’internat. Les enfants de l’internat sont répartis dans cinq groupes de vie sur site :

  • Deux groupes accueillants des enfants de 3 à 9 ans (Coccinelles et Libellules)
  • Deux groupes accueillants des enfants de 8 à 14 ans (Etoiles et Fantastiques)
  • Un groupe accueillant des jeunes de 13 à 18 ans (Légendes)

Le PAD remplace le service des Appartements, fermé depuis le mois de juin 2023. Du fait d’une évolution profonde des profils et des problématiques présentes chez les adolescents ces dernières années, ces derniers sont en difficultés pour vivre de manière semi-autonome en appartement à 16 ans et certains d’entre eux ont encore besoin d’un accompagnement contenant jusqu’à 18 ans.  C’est pourquoi, en collaboration avec la CeA, l’ouverture d’un service de PAD a été proposé afin de répondre à d’autres besoins de la Protection de l’Enfance dans notre département, notre région.

La mise en place de groupes de vie transversaux a fait l’objet de débats depuis plusieurs années au sein de notre institution et encore lors de la préparation de ce projet d’établissement. N’ayant jamais été expérimentée au sein de l’institution (l’établissement a toujours eu des groupes de vie de type « horizontaux », avec des tranches d’âges restreintes (2 ans d’écart maximum)), cette transversalité permet de travailler différemment :

  • Reproduire un schéma familial avec la présence de mineurs d’âges différents
  • Travailler l’individualisation des accompagnements en fonction de l’âge de chacun et développer la pair-aidance (responsabilisation des aînés vis-à-vis des plus jeunes)
  • Favoriser le développement de l’autonomie chez les mineurs plus jeunes du fait de l’observation des mineurs plus âgés
  • Réactivité plus importante face aux besoins de placement introduits par la CEA (le départ d’un mineur de 8 ans peut permettre l’accueil d’un mineur d’un âge différent, sans restriction liée aux conditions d’accueil du groupe)

Les mineurs en internat

Le projet éducatif s’axe sur six points émanant des besoins des enfants, dont l’expérience a montré l’importance :

Le sentiment de sécurité

Il permet une assurance personnelle et une meilleure maîtrise de sa vie. Ceci suppose une stabilité de vie, une régularité dans les relations, une protection, et un espace permettant une vie personnelle.

Les jeunes en difficultés que nous accueillons présentent des carences au niveau de l’attachement et du lien. Pour pouvoir grandir, l’enfant doit pouvoir établir un lien privilégié avec un adulte, qui lui apporte la sécurité et répond à ses besoins de manière adaptée. Lorsque cet attachement s’établit difficilement (parent instable, en grande souffrance), l’enfant aura des difficultés en termes de développement affectif et intellectuel. Face à cela, il est indispensable de travailler à la restauration des relations parents-enfants afin de permettre au mineur de pouvoir expérimenter des liens d’attachement sécures. Pour reprendre Boris Cyrulnick (Sous le signe du lien, Hachette 1989), c’est à cette condition que peut être construite une résilience permettant à l’enfant de devenir adulte c’est-à-dire être capable de construire une nouvelle vie équilibrée malgré une antériorité chaotique.

La prise en compte de la souffrance psychique

Cette souffrance est souvent liée aux expériences difficiles vécues en familles, aux ruptures, rejets, carences créant des troubles de l’attachement. Elle est sous-jacente et parfois difficile à cerner car la personne elle -même peut la refouler, ou alors elle se transforme en agressivité contre soi ou contre autrui. La perception négative et les attaques à l’encontre de l’environnement provoquent à leur tour du rejet. Conduites à risques, auto et hétéro agressions, transgressions diverses émaillent souvent le quotidien de ces enfants et adolescents.

Au niveau de l’action éducative, la création de liens d’attachement sécurisants et contenants à moyen et long terme est primordiale car elle permet l’émergence d’une parole et la prise en compte de la souffrance individuelle. Lorsque cela s’avère nécessaire, un accompagnement psychologique et/ou pédopsychiatrique est proposé au mineur en interne ou par le biais des partenaires externes.

La construction de la personnalité

C’est à dire la mise en place :

  • De repères nécessaires à une vie autonome : repères dans le temps et l’espace.
  • De repères dans la composition familiale : parents, beaux-parents, oncles, demi-frères, grands-parents, etc…
  • De repères sociaux (juge, tuteur, professeur, administration, voisins, etc.).
  • De repères par rapport à sa culture et à son environnement.
  • De repères personnels sur son caractère, ses possibilités, ses limites…

La socialisation

C’est à dire la capacité à vivre avec d’autres en groupe et dans la ville, à établir et à respecter des règles communes, comprises par chacun, permettant cette vie sociale.

La confiance en soi

C’est à dire la juste appréciation de soi. Il arrive trop souvent que les jeunes aient une image dépréciée d’eux-mêmes. Notre action vise à leur redonner confiance en eux en les stimulant et en les encourageant.

Être acteur de sa vie

C’est à dire le développement de ses capacités et de ses centres d’intérêts dans une action qui se traduira en activités suivies où la satisfaction peut apparaître.

L’accès à l’autonomie

C’est à dire la direction personnelle de sa vie par la prise de décisions adaptées aussi bien pour les problèmes quotidiens que pour les questions majeures de la vie (choix professionnels, relationnels, etc.…).

Le travail vers un retour à domicile, les différentes modalités de placement

Le but du placement en internat d’un mineur est, avant toute chose, de le protéger de la structure familiale qui est, à ce moment-là, potentiellement voire réellement dangereuse pour lui. Néanmoins, les professionnels, le mineur et la famille doivent travailler conjointement afin d’apaiser la situation et mettre en place les jalons éducatifs pour permettre un retour à court, moyen ou long terme du mineur dans sa famille.  Lorsque la situation s’améliore et que les relations s’apaisent, des demandes peuvent être faites au juge des enfants (en cas de placement judiciaire) ou à la DASE (en cas de placement administratif) afin d’augmenter les droits de visites et d’hébergement en famille.

Les professionnels sont garants de la bonne évolution de la situation et pouvoir proposer différentes alternatives au sein même d’un placement en internat permet souvent d’expérimenter un retour avant de l’acter réellement. En effet, il est parfois difficile, après une longue période de placement du mineur en internat, de vivre ensemble. L’idée d’alterner entre des temps collectifs à l’internat et des temps en famille permet d’adapter l’accompagnement au projet de retour en famille du mineur accueilli. L’objectif est de faciliter ce retour en famille par l’expérimentation, quasi quotidienne, de la présence du mineur au domicile tout en étant soutenu par l’équipe éducative. L’accueil séquentiel requiert l’aval du juge des enfants et de la DASE selon la situation, mais il nécessite aussi une collaboration étroite avec la famille, à laquelle le Juge a dédié le droit d’hébergement.

L’accueil séquentiel se fait progressivement, à un rythme décidé conjointement par toutes les parties prenantes de la situation (enfant, parents, professionnels, DASE, …).

Pour permettre cela, un travail soutenu avec les familles est nécessaire.

En effet, si une partie de la mesure éducative consiste à accueillir l’enfant à l’internat pendant des temps spécifiques en journée et pour un hébergement certains jours, par exemple, une partie non négligeable de l’action éducative s’effectue au sein de la famille dont la collaboration va être déterminante.

Cette possibilité d’hébergement séquentiel fait partie d’un dispositif global, axé sur le projet personnalisé de l’enfant. Il est évalué, ajusté à partir d’un travail collégial qui réunit l’équipe pluridisciplinaire et le représentant de la DASE.

La loi de 2016 puis la loi Taquet de 2022 viennent réappuyer la nécessité de diversification des modalités de prises en charge afin de s’adapter au mieux aux besoins de la famille. De fait, l’établissement propose également, depuis septembre 2023, un service de Placement à Domicile, permettant une nouvelle modalité d’accompagnement des mineurs et de leurs familles.

Service des visites médiatisées

Le public accueilli

Le Service de Visites Médiatisées accompagne les enfants mineurs confiés à la CEA par le juge des enfants, ainsi que leurs parents, lorsque :

  • La situation parentale/familiale ne permet pas l’octroi de droits de sortie et d’hébergement
  • Le magistrat pour enfants ordonne des visites médiatisées afin de maintenir (ou restaurer) un lien parental/familial mis à mal.

L’offre

Le Service de Visites Médiatisées de l’établissement pour enfants « Le Neuhof » offre un lieu de rencontre neutre. Il s’agit d’un appartement F3 sur le site de l’établissement aménagé selon les besoins des personnes accompagnées. Livres, jouets, jeux de société, matériel d’activités manuelles sont mis à disposition des familles et constituent des modalités non négligeables d’entrée en relation. Ils permettent différentes activités ludiques, artistiques, d’éveil, favorisent des réponses adaptées aux besoins repérés en termes d’accueil, d’écoute, de soutien, d’échange, de médiation.

L’organisation

Un premier entretien avec les parents se fait de manière systématique pour faire connaissance et procéder à la lecture et la signature du règlement de fonctionnement.

L’échéance de la mesure signe le temps du bilan de l’intervention. Il s’agit pour l’équipe pluridisciplinaire de reprendre les motifs qui ont conduit à la mise en place des visites médiatisées par le Juge pour enfants, de faire un bilan de l’accompagnement (respect du calendrier initial, problématiques émergentes, évolution du lien parent-enfant…). Le professionnel joint sa note au rapport d’échéance et pourra assister aux audiences en fonction des situations et des enjeux.

La relation avec l’enfant et les parents

La relation avec les parents est une part importante et primordiale du travail en visites médiatisées. Les professionnels se doivent d’essayer de construire une relation de confiance avec eux et recherchent activement leur collaboration. Ils se doivent de communiquer au mieux avec eux, dans l’intérêt de l’enfant. Lorsqu’il s’agit de cadre et de gestes éducatifs, il est essentiel de ne pas faire à leur place, mais de faire avec eux. Nous sommes dans une logique participative et dans une guidance éducative tout au long de la mesure d’accompagnement. Nous sommes également en lien avec le groupe de vie de l’enfant, afin de pouvoir appréhender de façon globale l’accompagnement de l’enfant et répondre de manière adaptée aux besoins qui émergeront lors des visites.

Les professionnels veillent à :

  • Entendre et écouter l’enfant dans ses ressentis
  • Prendre en compte sa parole, ses demandes et ses remarques (écoute attentive et bienveillante)
  • Préserver la place de l’enfant (souvent pris dans des conflits d’adultes et dans un conflit de loyauté) tout en soutenant la place du parent
  • Prendre en compte le parcours de chacun

Il est essentiel qu’ait lieu un entretien approfondi avec le ou les parents à l’admission, afin de recueillir les informations sur des événements vécus et qu’ils puissent relater, souvent de façon différente, selon leur propre vérité.

Dans l’intérêt de l’enfant, la ou les visites peuvent être arrêtées et le Service de l’Aide Sociale ainsi que le Magistrat pour Enfants sont informés. A la fin de chaque visite, le professionnel transmet ses observations à l’équipe éducative en charge du quotidien de l’enfant.

Cette analyse doit mettre en lumière les effets des visites sur ce dernier, la qualité du lien d’attachement et l’évolution de la relation entre lui et son ou ses parents. Sur cette base, le service peut, à tout moment, proposer à la CEA la poursuite, l’aménagement ou la suspension du droit de visite.

Dans le cadre des visites médiatisées, le professionnel a pour rôle de faciliter les relations entre parents et enfants.

Les professionnels sont attentifs, prioritairement, à l’état de l’enfant. L’éducateur des visites médiatisées et ceux du groupe de vie sont sensibilisés à l’observation de l’avant et de l’après visite pour pouvoir recueillir des éléments qui permettront d’évaluer des effets produits par la visite voire, le cas échéant, signaler les situations où les visites mettent l’enfant en difficulté. Si certains sont impatients de revoir leur(s) parent(s) lors des visites, pour d’autres cela peut être source de difficultés psychologiques repérables (troubles du sommeil, de l’appétit, changement de comportement, survenue ou aggravation des difficultés des apprentissages, conduites d’agrippement ou d’évitement avec les adultes de référence…).

Le travail avec les familles

Les compétences parentales sont « l’ensemble des compétences cognitives, émotionnelles et sociales qui permettent au parent d’exercer son rôle parental dans l’objectif de garantir la sécurité et de promouvoir le bien-être et le développement de son enfant dans un contexte socio-culturel donné »[1]. Selon D. Houzel, la parentalité s’articule autour de 3 axes :

  • L’exercice de la parentalité (au sens juridique) : il situe chaque personne dans ses liens de parenté en y associant des droits et des devoirs.
  • L’expérience de la parentalité: cela appelle au désir d’enfant et le processus de transition vers la parentalité.
  • La pratique de la parentalité: les tâches quotidiennes que les parents ont à remplir auprès de l’enfant.

Le processus psychologique de « devenir parent » est complexe car intime et dépendant de l’histoire de vie de chacun. De fait, il arrive que certains parents soient en difficultés pour remplir leur rôle parental et percevoir les besoins de leur enfant du fait de problèmes personnels (fragilités psychologiques/psychiatriques, dépendance à une/des substance(s), isolement, difficultés financières, difficultés relationnelles dans le couple parental…). Le but de l’accompagnement des familles est de soutenir chaque parent dans le respect de son histoire de vie, de valoriser les compétences présentes et de travailler à l’émergence de nouvelles habiletés.

La mesure de placement étant contrainte pour la quasi-totalité des cas, elle est souvent mal vécue et rejetée. Toutefois, dans la perspective d’un retour ou d’un maintien (pour le PAD) au domicile familial des enfants, un travail avec les parents autour des raisons du placement est indispensable.

Le soutien que nous essayons de développer avec eux doit tenir compte de leurs logiques et de leurs enjeux différents. Néanmoins, nous sollicitons leur implication en demeurant centré sur un même objectif prioritaire : l’accompagnement et la protection de l’enfant accueilli / suivi.

Afin de renforcer la collaboration entre l’établissement et les familles, nous proposons, depuis de nombreuses années, que le conseil de la vie Sociale se réunisse une fois par an. Cela est suivi d’un goûter pris en commun entre les familles, les mineurs et les professionnels. Notons toutefois que depuis de nombreuses années, chaque CVS, pour lesquels tous les parents sont conviés, n’a jamais réuni plus de 6 parents. Il n’y a pas eu de CVS ces 3 dernières années du fait de la crise du COVID-19. Suite à ce constat et afin de redynamiser cette instance obligatoire et primordiale pour la bonne collaboration entre institution et familles, l’ensemble des équipes éducatives est en réflexion autour d’une nouvelle formule à proposer. En effet, remettre en place des temps institutionnels d’accueil des parents au sein des groupes permettra, à moyen terme, de redonner un sens aux échanges entre professionnels et parents et, à long terme, relancera, nous l’espérons, leurs participations au CVS. La parole et la participation des parents à cette instance est nécessaire afin de développer des liens collaboratifs pérennes et structurés.

L’exercice des droits et des responsabilités des parents est pris en compte dans tout ce qui est compatible avec la situation juridique et administrative des enfants, c’est pourquoi la collaboration des parents est systématiquement sollicitée.  

[1] HAS. Cadre national de référence pour l’évaluation globale de la situation des enfants en danger ou risque de danger. Mis en ligne le 20 janvier 2021

Placement à domicile

Modalités d’accueil :

Admission et accueil : L’admission au sein du service de Placement à Domicile se déroule en 3 temps distincts. Après réception du dossier de la situation et acceptation du service à accompagner cette famille et l’enfant / l’adolescent, un temps de préadmission est organisé au sein des services de l’Aide Sociale à l’Enfance, suivi d’un temps d’admission au sein du service du PAD. Ces trois étapes sont nécessaires afin de connaître toutes les informations concernant la situation et transmettre, dans le même temps, les informations inhérentes au fonctionnement du service.

Contractualisation de l’accompagnement :

Tout comme pour l’internat, la contractualisation de l’accompagnement passe par la rédaction et la signature du contrat de séjour dans les deux mois suivants l’accueil du mineur et de sa famille au sein du dispositif. Ce contrat vient mettre en avant les objectifs à travailler pendant la durée de la mesure de PAD. En cas de modification de ces objectifs, un avenant sera signé dans les mêmes conditions.

Le Projet Personnalisé (PP) est construit avec le mineur et sa famille. Le but de ce document est de formaliser les objectifs de travail dans les différentes sphères du mineur (le quotidien au domicile, les relations familiales, la scolarité, la vie extra-scolaire…). Cette trame de travail est élaborée prioritairement avec l’enfant / l’adolescent et sa famille. Vis-à-vis des parents, le but est de les amener à parler de ce qu’ils repèrent dans l’évolution de leur enfant (hygiène, difficultés du quotidien, axe scolaire, socialisation…). Pour les petits ou les jeunes en difficulté de verbalisation, des outils sont mis à leur disposition (cartes des besoins / des émotions) afin de les soutenir dans l’expression de leurs besoins.

Une fois le PP rédigé avec la prise en compte des déclarations du mineur, sa famille ainsi que les observations de l’éducateur référent, il est signé par toutes les parties. Ce document peut être transmis à l’ASE ainsi qu’aux différents partenaires si cela s’avère nécessaire, avec accord préalable de la famille.

Ce PP sera réévalué tous les 4 à 6 mois afin de pouvoir avancer en même temps que le mineur.

Sortie du Dispositif :

Le juge des enfants ordonne la mise en place de la mesure dans une temporalité donnée. Cette mesure arrivant à échéance, une évaluation de la situation est faite par le service, en concertation avec les parents, et elle est évoquée lors de l’audience. Lorsque les situations familiales ont évolué et ne nécessitent plus d’accompagnement, la mesure prend fin. Il arrive néanmoins que malgré l’accompagnement par le service de PAD, certaines situations familiales se dégradent au point qu’une réorientation soit nécessaire. A ce moment-là, le juge des enfants ordonne une nouvelle mesure en prenant en compte les observations transmises par l’ASE et le service du PAD ainsi que les besoins évoqués par le ou les parents.

Nature de l’offre de service :

Les interventions à domicile ont pour but d’accompagner au quotidien les mineurs et leurs familles, de soutenir les adultes dans leur parentalité (processus psychologique qui permet aux adultes devenant parents de répondre aux différents besoins des enfants : du corps, de la vie affective, psychique et sociale). C’est un accompagnement global qui prend en compte le développement du mineur sur les versants cognitif, affectif, social et moteur. En fonction des objectifs du PP et des axes à travailler, les interventions à domiciles ne se feront pas aux mêmes heures et n’auront pas le même but.

Accompagnement quotidien éducatif :

L’accompagnement quotidien à domicile consiste à accompagner le mineur mais aussi sa famille, dans la « vie de tous les jours ». Ainsi, cet accompagnement peut concerner le comportement, le fonctionnement au sein de la famille et les relations intra familiales, permettre des apports culturels, …. Ces besoins peuvent être exprimés par le mineur mais également par sa famille ou les différents acteurs gravitant autour de la famille.

Cet accompagnement, bien qu’essentiellement individuel, peut parfois être collectif autour d’actions de loisirs afin de créer une dynamique et ne pas se sentir isolé. Qu’il s’agisse des parents ou des enfants, l’objectif est de s’inscrire dans une ouverture sur l’extérieur, dans la vie quotidienne d’un quartier en participant à des temps proposés par des associations.

Pour se faire, les éducateurs effectuent des visites à domicile ou sur tout autre lieu où se rend le mineur accompagné (ASE, TPE, école, loisirs…). De plus, lors des interventions à domicile, les temps de rencontre pourront être individualisés ou communs à tous les membres de la famille, en fonction des besoins. Les éducateurs peuvent effectuer des visites à domicile inopinées, soit car ils seront de passages près du domicile de la famille ou pour permettre une analyse plus « réaliste » de la situation.

Repli / répit ?

Un service de PAD est nécessairement adossé à un établissement permettant l’accueil rapide des mineurs en cas de situations difficiles au domicile. Il faut distinguer les deux notions qui ne s’articulent pas de la même manière et ne se déclenchent pas au même moment.

« Répit » / parenthèse : temps anticipé et travaillé, construit avec la famille et le mineur dans le but de proposer une parenthèse afin d’apaiser les tensions parfois présentes à domicile. Dans la mesure du possible, ce répit doit être organisé au sein de la famille élargie afin de permettre au mineur de rester dans son milieu familial. Cette action, à la temporalité définie (quelques jours), doit permettre un éloignement temporaire du mineur d’avec sa famille pour apaiser les tensions et travailler, au retour de l’enfant au domicile, les difficultés vécues précédemment.

Repli : action de mise à l’abri rapide de l’enfant se trouvant en situation de danger avéré au domicile parental. Le but de cette intervention est de protéger le mineur.

Article 375 du code civil : « Un enfant est en danger dès lors que sa santé, sa sécurité ou sa moralité sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises ».

Le repli s’effectue au sein de l’internat de l’établissement pour enfants « Le Neuhof », dans un groupe de vie correspondant à l’âge du mineur pour une durée maximale de 15 jours et 14 nuits, temps durant lequel le juge des enfants est censé proposer une audience ou une nouvelle ordonnance de placement indiquant une réorientation dans un service adapté (référentiel du placement à domicile du Conseil Départemental du Bas-Rhin). Durant cette période, les éducateurs du service du PAD interviennent quotidiennement dans le groupe de vie auprès du mineur afin de maintenir une continuité éducative, tout comme ils continueront d’intervenir au domicile familial pour accompagner cette décision imposée de repli.

Bicentenaire de la fondation protestante Le neuhof

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous avons été amenés à reporter à plus tard la célébration du bicentenaire de notre Fondation prévue le 27 septembre prochain et vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Mais, ce n’est que partie remise et nous compterons sur votre présence lorsque nous relancerons cette fête du bicentenaire.