L’établissement

Utilité sociale de l’établissement

L’Établissement Protestant pour Enfants « Le Neuhof » est une Maison d’enfants à caractère social (FINESS code 177). A ce titre elle accueille pour des séjours de durée variable les enfants et adolescents dont les familles se trouvent en difficulté momentanée ou durable et ne peuvent, seules ou avec le recours de proches, assumer la charge et l’éducation de leurs enfants.

Autrefois « Orphelinat Protestant du Neuhof », la maison a été fondée pour venir en aide aux enfants dont les conditions familiales ne pouvaient fournir un cadre de vie et d’épanouissement suffisant. Cette perspective demeure actuellement, et c’est pourquoi l’établissement est ouvert tous les jours de l’année.

La « prise en charge » a évolué afin de tenir compte des besoins actuels des enfants et de leur famille ainsi que des orientations données par le législateur et les pouvoirs publics.

L’établissement propose actuellement d’accueillir les enfants et les jeunes pendant la période où les différents membres de la famille passent une étape difficile.

Foyer le neuhof

La mise à distance symbolique que constitue le placement en internat et le travail avec les familles ont pour objectif de protéger l’enfant, veiller à son éducation et à sa santé, mettre en place une médiation entre les membres de la famille et préparer un retour de l’enfant dès que les conditions sont devenues à nouveau favorables.

La pédagogie quotidienne a pour but de contribuer au développement des personnes, à leur accès à l’autonomie, à l’acquisition de connaissances scolaires et professionnelles, en relation avec leur famille dont la participation à l’éducation est sollicitée.

L’organisation interne vise au maximum à créer une continuité dans la vie quotidienne, pour donner des repères solides à ces enfants au vécu personnel et familial très souvent difficile et morcelé.

projet Foyer le neuhof

Le public

Les mineurs en internat

Le projet éducatif s’axe sur six points émanant des besoins des enfants, dont l’expérience a montré l’importance :

Le sentiment de sécurité

Il permet une assurance personnelle et une meilleure maîtrise de sa vie. Ceci suppose une stabilité de vie, une régularité dans les relations, une protection, et un espace permettant une vie personnelle.

Les jeunes en difficultés que nous accueillons présentent des carences au niveau de l’attachement et du lien. Pour pouvoir grandir, l’enfant doit pouvoir établir un lien privilégié avec un adulte, qui lui apporte la sécurité et répond à ses besoins de manière adaptée. Lorsque cet attachement s’établit difficilement (parent instable, en grande souffrance), l’enfant aura des difficultés en termes de développement affectif et intellectuel. Face à cela, il est indispensable de travailler à la restauration des relations parents-enfants afin de permettre au mineur de pouvoir expérimenter des liens d’attachement sécures. Pour reprendre Boris Cyrulnick (Sous le signe du lien, Hachette 1989), c’est à cette condition que peut être construite une résilience permettant à l’enfant de devenir adulte c’est-à-dire être capable de construire une nouvelle vie équilibrée malgré une antériorité chaotique.

La prise en compte de la souffrance psychique

Cette souffrance est souvent liée aux expériences difficiles vécues en familles, aux ruptures, rejets, carences créant des troubles de l’attachement. Elle est sous-jacente et parfois difficile à cerner car la personne elle -même peut la refouler, ou alors elle se transforme en agressivité contre soi ou contre autrui. La perception négative et les attaques à l’encontre de l’environnement provoquent à leur tour du rejet. Conduites à risques, auto et hétéro agressions, transgressions diverses émaillent souvent le quotidien de ces enfants et adolescents.

Au niveau de l’action éducative, la création de liens d’attachement sécurisants et contenants à moyen et long terme est primordiale car elle permet l’émergence d’une parole et la prise en compte de la souffrance individuelle. Lorsque cela s’avère nécessaire, un accompagnement psychologique et/ou pédopsychiatrique est proposé au mineur en interne ou par le biais des partenaires externes.

La construction de la personnalité

C’est à dire la mise en place :

  • De repères nécessaires à une vie autonome : repères dans le temps et l’espace.
  • De repères dans la composition familiale : parents, beaux-parents, oncles, demi-frères, grands-parents, etc…
  • De repères sociaux (juge, tuteur, professeur, administration, voisins, etc.).
  • De repères par rapport à sa culture et à son environnement.
  • De repères personnels sur son caractère, ses possibilités, ses limites…

La socialisation

C’est à dire la capacité à vivre avec d’autres en groupe et dans la ville, à établir et à respecter des règles communes, comprises par chacun, permettant cette vie sociale.

La confiance en soi

C’est à dire la juste appréciation de soi. Il arrive trop souvent que les jeunes aient une image dépréciée d’eux-mêmes. Notre action vise à leur redonner confiance en eux en les stimulant et en les encourageant.

Être acteur de sa vie

C’est à dire le développement de ses capacités et de ses centres d’intérêts dans une action qui se traduira en activités suivies où la satisfaction peut apparaître.

L’accès à l’autonomie

C’est à dire la direction personnelle de sa vie par la prise de décisions adaptées aussi bien pour les problèmes quotidiens que pour les questions majeures de la vie (choix professionnels, relationnels, etc.…).

Dans cette optique, les pratiques éducatives mise en œuvre quotidiennement par les équipes visent au maximum à préserver la continuité dans la prise en charge.

Autant que faire se peut, compte tenu d’un environnement souvent décousu, il s’agit de maintenir un lieu de vie cohérent et de réduire au minimum les bouleversements perturbants.

Les mineurs accompagnés par le PAD

Les enfants et adolescents accueillis au sein du PAD sont tous âgés entre 3 et 18 ans (sauf demande de dérogation exceptionnelle faite par la CEA pour accompagner un mineur plus jeune au sein d’un fratrie suivie).

Ces mineurs, vivant au quotidien au domicile familial, sont accompagnés, à hauteur de 2 à 3 fois par semaine, par un ou plusieurs éducateurs du PAD, afin d’être soutenus dans leur évolution et accompagnés dans les différentes problématiques qu’ils peuvent rencontrer au quotidien. Ces mineurs sont souvent de retour au domicile après une période de placement en internat et doivent réapprendre à vivre en famille.

Pour certaines situations, le PAD est mis en place suite à la mise en place d’une Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO, mesure ordonnée judiciairement) ou d’une Action Educative à Domicile (AED, mesure administrative contractualisée avec l’ASE) qui s’avère, après évaluation, insuffisante pour répondre aux besoins de la famille.

Ces enfants et adolescents, tout comme ceux accueillis en internat, peuvent faire preuve de différentes difficultés que les éducateurs tentent d’accompagner au quotidien.

Bicentenaire de la fondation protestante Le neuhof

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous avons été amenés à reporter à plus tard la célébration du bicentenaire de notre Fondation prévue le 27 septembre prochain et vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Mais, ce n’est que partie remise et nous compterons sur votre présence lorsque nous relancerons cette fête du bicentenaire.